Mardi 27 septembre
Dernière journée à Munnar. Journée passée dans les petits marchés locaux où se vend tout ce qui s’achète ici ; couleurs, bruit, odeurs : l’Inde profonde et quotidienne.
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| Succursale DULAC à MUNNAR |
Je vous avais dit dans l’article précédent que nous avions pris une chambre dans un hôtel de standing très correct, assez cher selon les standards indiens (30 euros la nuit) pour nous reposer de la précédente homstay de Munnar pas très sympa. Donc nous y allons dans l’après midi, : chambre correcte, écran plat, clim, le luxe quoi !
Le soir après le restau, direction dodo.
Et là, à partir de 8h 30 du soir, dans la chambre au dessus, concert de coups de marteau. Quand je dis concert ce n’est pas un simple soliste, mais un orchestre complet.
Au bout de 30 mn, je vais voir le mec à la réception, il me dit qu’ils ont un petit problème de fuite d’eau et que dans une demi- heure, c’est fini.
Donc je remonte dans la chambre, nous prenons notre mal en patience, nos boules Quiès, un livre car la télé vibre tellement qu’on dirait un film crypté de canal. 45 minutes plus tard, le concert prenant de l’ampleur, je redescends, cette fois nettement moins aimable. Un nouvel employé est à la réception, Il me dit en ricanant que c’est presque fini. Un Indien, client lui aussi de l’hôtel, me rejoint et lui fait comprendre dans son dialecte que lui aussi il en a ras le sari, et que ça suffit.
Confiant, plus dans la gueulante de l’autochtone que dans la mienne, je remonte et annonce à Martine que c’est fini, on va pouvoir dormir.
Mais loin de finir, les possesseurs de marteau redoublent de virtuosité, j’ai l’impression qu’ils s’attaquent au plafond de notre chambre. En fait ils refont le carrelage de la salle de bain au dessus, de nuit, pour perdre le moins de temps possible. Les clients qui sont déjà là, à priori, ils s’en foutent !
Vers 23h30, Martine, dont vous connaissez la légendaire zénitude, qui était bizarrement restée jusque là très calme, bondit hors de la chambre telle une furie en pyjama, descend l’escalier et se précipite à la réception hurlant en anglais (Martine ne parle couramment l’anglais que dans ces moments là, et même peut-être l’Indi et le Mayalam..) qu’il faut que ce bordel (mot en Mayalam signifiant bazar bruyant) cesse de suite.
Les occupants des chambres sortent sur le pallier, se demandant pourquoi faut-il qu’encore un tremblement de terre frappe l’Inde cette nuit là !
Je sors moi aussi car je pense que çà va se terminer en partie de bouffes..
Devant le ricanement (jaune) du mec à la réception, Martine balance tout ce qui lui tombe sous la main.
Et c’est quand elle commence à empoigner l’écran de l’ordinateur pour l’écraser sur la tête du réceptionnaire que celui-ci comprends que la fuite n’est pas forcément plus déshonorante que de se voir transformé en chapati (galette plate, très bonne d’ailleurs, mais visiblement pas au goût du préposé à la réception).
Il bondit vers les étages supérieurs et, miraculo, le concert cesse.
Je fais rentrer le monstre dans sa « cage » où elle essaie de se calmer. Elle a failli même péter une durite.
Mais croyez le ou non (vous avez d’ailleurs plutôt intérêt à le croire parce que c’est vrai et qu’en plus je me crève le c… à le taper sur ce clavier avec mes petits doigts agiles), le tintamarre cesse pour de bon, il y aura bien quelques petites tentatives au cours de la nuit de reprendre, mais je crois que les ouvriers ont fini par jeter par la fenêtre celui qui jouait avec leur peau en risquant réveiller Kali, la déesse sanguinaire qui était ce soir là à l’hôtel !!
Le lendemain, nous avons eu droit à une belle ristourne, et je crois qu’en insistant, le patron de l’hôtel m’aurait payé pour que j’amène ma demi le plus loin possible de son chantier.
Au fait, le nom de cet hôtel à éviter absolument est le Munnar Inn.
Le matin, Eldhose, le jeune homme de Alleppey, qui a de la famille dans le coin est qui est un excellent chauffeur très prudent nous ramène à Cochin par une route somptueuse bien que tortueuse. Et nous retrouvons avec plaisir Spice Holidays Homestay, son calme et son charmant propriétaire très prévenant et très discret : K.J. ANTONY.
MARTINE à la réception de l'hôtel expliquant son problème !



















Donc si on se rend un jour dans cet hôtel, on dit qu'on vient de ta part? :D
RépondreSupprimersalut sa fait des jours que j essai d'envoyer des message et c'est la m... merci pour la photo de famille magnifique que tu as montré a la terre entière!! je vais reflechir à deux fois avant de vous laisser mes deux petits primates en vacances (en effet ils sont un peu bruyants eux aussi et j'ai un peu peur de la réaction de leur tante.
RépondreSupprimerbisous domi