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mercredi 28 septembre 2011

D'Alleppey a Munnar

Samedi 24 septembre
Good Bye Alleppey, Welcome Munnar
Notre séjour à Alleppey se termine  par une dernière photo avec Matthew, sa charmante famille et Eldhose, leur employé qui nous ont permis de passer un très bon séjour grâce à leur accueil et leur gentillesse. Eldhose va nous amener en voiture jusqu’à Munnar et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures … 


Matthew et sa tres sympathique famille


Venice Castle Homestay


La route qui monte à Munnar (c’est à 1600m d’altitude environ), n’est pas très bonne mais les paysages sont vraiment reposants (si bien que j’ai dormi pendant une bonne partie du trajet !) : des forêts d’eucalyptus, d’hévéas et plus nous approchons de Munnar des plantations de thé à perte de vue.
Première étape dans un home-stay « Rose Garden » qui est également une ferme botanique. Le fils du propriétaire nous fait découvrir toutes les fleurs et plantes cultivées ici : cardamome, café, cacaoyer, cannelle, poivre, arbres à tomates (original), litchis, basilic, fenouil, stévia, impatiens etc…


Noix de muscade
Vanille

Cacaoyer



En plus tout ce que nous mangeons et buvons est produit ici.
La maison est très sympa et Jean-Louis se verrait bien y passer ses vieux jours !!! 

Jean-Louis en Gros Colon
Le lendemain départ pour Munnar en touk-touk et là, pour faire les 12km restants, il a fallu bien s’accrocher : la route, un vrai tape-cul et nous deux bouteilles d’orangina complètement secouées !!! Mais arrivés à Munnar, pour monter à notre nouvel home-stay, nous avons du descendre du touk-touk, la pente étant trop raide et nous avons terminé par une super grimpette pour nous mettre en jambe !

Munnar

Après avoir déposé nos bagages direction un très bon restau où Martine m’offre un festin d’anniversaire.  Et oui, je fête aujourd’hui mon 56ème anniversaire, je sais : ça ne se voit pas mais il parait que pour l’état civil c’est bien mon âge. Ensuite elle m’offre un superbe cadeau et vous ne saurez même pas ce que c’est. (et vous, vous n’êtes pas dispensés de m’en offrir à mon retour sous le prétexte fallacieux que c’est passé)
Le homestay ou chambre d’hôtes choisi ici, Rheinberg Homestay, n’est pas terrible, même carrément moyen. Chambre petite, salle de bain minuscule mais surtout accueil limite. Tous les rapports sont basés sur l’argent avec l’homme à tout faire. Il essaie de nous vendre à toute force des balades en taxi, connection Internet, etc. Et aucun rapport avec la famille.  A oublier très vite. Heureusement on ne reste que 2 nuits, donc on se réserve une bonne nuit à l’hotel mardi soir avant de quitter Munnar.
A part ça, Munnar est une belle petite ville d’altitude qui vit autour du thé : un Darjeeling du sud. Avec en plus la culture de la cardamone, du poivre, du café et toutes les épices des Indes.



Champs de the

 
Lundi 26
Balade en taxi, à pied, à dos d’éléphant, et en …pédalo
Nous partons après le petit dej avec un taxi, direction Top Station, la frontière la plus haute avec l’état voisin du Tamil Nadu.
Sur une route étonnamment en assez bon état, nous montons au milieu d’immenses plantations de thé .
Premier arrêt une autre ferme botanique d’état spécialisée dans les plantes d’ornement et les fleurs. Très beau, ici tout pousse même les piquets de clôture (sans rire).

Ruches dans les arbres
Ensuite après un énorme barrage et sa retenue d’eau, nous partons faire une balade à dos d’éléphant dans la forêt. Ici on monte directement sur le dos de la bête et pas dans un panier.



Je conduis, mais j'ai le permis

Ca t’oblige à un grand écart impressionnant alors imaginez Martine avec ses petites pattes…
Les Indiens sont morts de peur, pas nous ou alors c’est de l’inconscience !
Après le repas, direction une autre retenue de barrage , ou tel le couple des années 60 on s’offre une partie de pédalo.


AMSTRONG et ses petites pattes
Ensuite nous atteignons le point culminant de notre périple à 2000 m d’altitude où un panorama somptueux sur les montagnes du Tamil Nadu s’offre à nos yeux ébahis.


TOP STATION
Ici la faune est partout presente meme si elle est parfois surprenante:
 
 
 


Domi et ses 2 Monstres: Chik up eng et Leam (ceux qui suivent comprendront)

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dimanche 25 septembre 2011

Quel est l'objet indispensable au Kerala?

J’ouvre une parenthèse pour vous parler d’un accessoire indispensable au Kerala et qui est….qui est … alors, langue au chat ?
 Qui est le parapluie, bien sûr !!!
Le parapluie a, comme son nom l’indique, comme première fonction de nous protéger de la…pluie (j’en vois deux qui suivent, les autres, ils en ont rien à f ….faire).





Donc, premier usage : la protection contre la pluie.

Souffle le vent, tombe la pluie

Comment ça, c’est évident ? Pas du tout. Nous, en voyageurs modernes et intrépides (oui, bof !!!), nous avions choisi le K-way. Sauf que quand il se met à pleuvoir et qu’il faut que tu cherches dans ton sac à dos cette petite boule de tissus roulée tout au fond, deux possibilités s’offrent à toi :
1)      Soit, le temps que tu le trouve, que tu le déplies et que tu trouve comment il s’enfile,  la pluie s’est arrêtée.
2)      Soit, le temps que tu le trouve etc….., t’es mouillé comme une soupe et tu te demandes si ça vaut la peine de le mettre !
Si tu prends la première possibilité,  tu te retrouve devant deux choix :
1)      Soit tu gardes ton K.way et tu ressembles bien vite à une cocote minute car ici quand il fait chaud, il fait chaud !Et en principe, entre deux averses, ça chauffe.
Et là, tu ris jaune en voyant les autochtones avec leur parapluie ringard plié sous le bras, qui déambulent nonchalamment pendant que toi, Indiana Jones du XXIème siècle, tu ruissèles de partout…
2)      Soit tu l’enlèves et une fois que tu l’as bien roulé et rangé tout au fond de ton sac à dos, il se remet à pleuvoir.
Je vous passe l’épisode où les pauvres couillons (dans le texte) que nous sommes, avons pris conscience, mais un peu tard, que ces p….de K.ways n’étaient pas étanches alors que nous étions sous des trombes d’eau.


Bref, dans ces cas là, quand tu vois les kéralais (habitants du Kerala, ignares !) de base sortir leurs pépins, tu te dis que l’indien n’est pas con !

Pédalons sous la pluie

Deuxième usage : pour se protéger du soleil .
Là encore, ça coule de source (je sais, le jeu de mot est facile !) car que peuvent faire nos malheureux kéralais, une fois l’averse passée, avec leurs parapluies ? Se le remettre sous le bras ? Impossible, il est mouillé ! Alors ils les laissent ouverts pour les faire sécher et en même temps ça les protège du soleil. Donc on voit dans les rues, sous le soleil, une myriade de parapluies de toutes les couleurs qui protègent ces dames comme ces messieurs, des rayons brûlants de ce bon vieux soleil.



Troisième usage : le pare-soleil.
En France, si tu laisses trop longtemps ta bagnole au soleil, ton volant devient vite un barbecue et tes doigts des petites saucisses (de Toulouse, bien sûr !) cuites à point si tu empoignes trop violemment ton manche à balai pour le démarrage. Après avoir lâché un retentissant « Bouducon ! », tu cours chez Norauto, ou chez Feu Vert (je m’en fous pas mal, je ne suis sponsorisée par personne) t’acheter une espèce de bout de carton pliant que tu vas mettre à l’intérieur de ta chiotte, sur ou plutôt sous le pare-brise, pour protéger tes petites mimines fragiles. Ici, tu gardes ton pébroc ouvert et tu le mets sur le pare-brise de ton touk-touk pour éviter que ton guidon fonde …




Quatrième usage : l’étendoir.
Oui, vous avez bien lu, le parapluie sert également d’étendoir notamment pour les petites culottes qu’on n’ose pas afficher à tous vents par pudeur très certainement (ou parce qu’elles sont tellement peu sexy qu’on en a honte.) Bref, on prend un parapluie noir de préférence (ça garde la chaleur), on l’ouvre, on le dépose ouvert devant le palier et on y dépose ses sous vêtements. Pour rentrer le linge (en cas d’averse par exemple), tu fermes ton parapluie avec toutes tes fripes à l’intérieur. Ingénieux, non ? Bon si en cas de pluie tu oublies ton linge dehors, tu te retrouves un peu con car non seulement ton lige est mouillé mais ton parapluie aussi et pas du bon côté !



Cinquième usage : le couvre-chef.
Souvent pour rigoler, tu vois dans les stades des supporters affublés de petits parapluies en guise de chapeau mais dès que le match est terminé, chacun range son ridicule couvre chef au fond de l’armoire car pas question de le mettre pour aller bosser. J’imagine la tête de ton boss si tu te pointes au boulot comme ça : c’est Marchant assuré (Marchant c’est l’hôpital  psychiatrique de Toulouse pour les estrangers qui lisent le blog) ! Mais au Kerala, non, tu peux. Par exemple les pêcheurs qui ont évidement besoin de leurs mains pour jeter les filets sont chapeautés par ces drôles de couvre-chefs qui font office de parapluie et de parasol en fonction des variations climatiques.


Sixième usage.
Celui-ci, je crois bien qu’il est unique et devrait être inscrit au patrimoine de l’humanité.
Comme on vous l’a dit dans un article précédent (ça, c’est pour ceux qui ne regardent que les images du blog) les gens ici sont en grande majorité catholiques. Il y a donc de superbes églises partout et en face de celles-ci, ils ont édifié des statues représentant la vierge (souvent  protégée par une grotte comme à Lourdes) ou le Christ. Comme Jésus n’est vêtu que d’un pagne et qu’avec sa peau claire il risquait d’attraper un bon coup de soleil, ils lui ont rajouté un ….parapluie (bravo ! C’est toujours les deux même qui suivent !!!)

  





Un métier d'avenir: Réparateur de parapluies











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vendredi 23 septembre 2011

Ce matin à la criée


Jeudi 22 septembre 2011

Aujourd'hui, ce n’est pas le jour du poisson mais tant pis !

A l’aube ou presque ce matin je pars pour le bord de mer assister au retour des pécheurs..
Avec mon touk-touk favori qui connait tout le monde, il est plus facile d’approcher les pécheurs.
Sur la plage une myriade de pirogues toutes plus colorées les unes que les autres accostent après une nuit de pêche pour débarquer ici leurs prises et les vendre.

Retour de pèche



Retour de pèche




Une foule de gens les attendent : acheteurs, porteurs, livreurs, vendeurs de glace en paillettes, et même 2 troquets ambulants.
Dans ce qui ressemble à un vrai bordel,  une organisation, très au point en fait, régit les échanges.
Les pécheurs  déchargent le poisson dans des paniers en osier. Un attroupement se forme et dans un brouhaha indescriptible un « commissionnaire » prend les choses en main et organise une vente aux enchères. Cela prend quelques secondes et les billets changent de main (tout en liquide) et les acheteurs appellent leurs porteurs qui vont glacer le poisson et le charger dans leur camionnette, touk-touk ou vélo.
Au milieu de tout çà, je suis bien sûr le seul étranger, et tout le monde veut savoir d’où je viens, comment je m’appelle, se faire prendre en photo, etc.
Ils sont tous très gentils et me permettent d’accéder à leurs bateaux ce qui est interdit aux autres.






Après ceci retour à VENICE CASTLE, notre home, où mademi émerge juste de sa grasse matinée et en est au petit dej. Nous partons pour visiter une fabrique de tapis en coco.
Ici tout se fait très artisanalement, et les cadences sont très rudes.


Maintenant je regarderais à deux fois avant de m’essuyer les pieds sur le paillasson devant la porte, je sais ce qu’il a fallu faire pour qu’il arrive là.

Ensuite nous retournons à notre « cantine au bord de la plage déguster quelques crevettes bien gagnées.


Alors, on bave?....


Demain repos, rangement des valoches qui regorgent déjà de souvenirs et malheureusement encore quelques achats ; les valises et moi-même n’en pouvons presque plus.
 Après demain Samedi départ vers la montagne et les plantations de thé, de cardamone et d’épices ; direction Munnar.

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Backwaters again!


Mercredi 21 septembre

Comme on habite près des backwaters, nous avons prévu une nouvelle sortie en bateau sur les canaux avec le même pilote mais pour un voyage de 7h. Seulement on avait pas «  intuité » qu’aujourd’hui c’était jour de fête (donc pas de restau ouvert) et qu’en plus il pleuvrait…
Mais en intrépides voyageurs nous allons embarquer contre vents et marées (bon, on a de la chance, il n’y en a pas) et vogue la galère, tralala-tralalère (c’est pour la rime !)


Notre frêle esquif ...


En fait Eldhose, très gentil et très sympathique jeune homme employé par le propriétaire de nos chambres d’hôtes nous a fait un panier repas avec des toasts, de la confiture, des bananes et une bouteille d’eau ! De quoi tenir le coup en cas de naufrage sur une île déserte…bon, là je m’évade, je m’évade.
Donc nous voilà installés dans la barque quand une pluie soudaine s’abat sur nous. Mais en bons marins nous continuons notre périple.
 Premier arrêt : nous soulageons nos vessies et les remplissons aussi sec (enfin pas tout à fait) par un lait de coco bu à la paille directement dans la noix (de vrais robinsons !)

Direct du producteur au consommateur


Deuxième arrêt chez des amis du capitaine où on nous propose de nouveau du lait de coco (ma vessie crie grâce !!!).
Troisième arrêt : notre estomac criant famine, nous sommes invités par les habitants des backwaters à venir partager le repas de fête avec eux. Sympa, sauf que comme vous l’a expliqué Jean-Louis dans les canaux ils font Tout et qu’il est dangereux pour notre petite santé fragile d’européens de boire ou d’avaler n’importe quoi.

Festin gratuit offert à tous en ce jour de fête


Moralité, on tire à la courte paille et c’est Jean Louis qui s’y colle en avalant un peu de riz et de légumes au curry pendant que moi, je prétexte des douleurs à l’estomac pour croquer mes toasts et mes bananes… Okay, je vous le concède, ce n’est ni gentil (pour Jean Louis), ni joli, joli mais en cas de survie, on fait parfois des choses pas toujours morales…

Et qui c'est qui fait des efforts pour s'intégrer ?...Toujours le même!!!


Pour finir, des trombes d’eau mettent fin à notre voyage et nous rentrons au port un peu déçus d’abandonner le navire et son capitaine.
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jeudi 22 septembre 2011

Promenade en Touk-touk


Mardi 20 Septembre

Aujourd’hui nous décidons de faire une balade culturelle (hé oui, ça nous arrive !) avec le chauffeur de touk-touk attitré de notre home-stay, Apsal. C’est un gars très sympa qui rigole tout le temps ce qui ne l’empêche pas d’être un vrai « professionnel ». En fait, c’est un bon guide qui nous fait découvrir sa ville avec tous ses recoins intéressants et pittoresques mais pas forcément touristiques.
Donc départ à 10h et roule ma poule, nous voilà partis pour la visite d’une église, car ici la majorité des kéralais sont catholiques.
Puis comme le bon dieu est partout, nous visitons un temple hindouiste qui a élevé une statue en l’honneur de son éléphant (ici, c’est les temples qui sont propriétaires des éléphants).

Même pas peur!!!



Mais manque de pot, l’éléphant n’était pas là (la statue, oui). Il était à la rivière où plusieurs cornacs lui brossaient le c….uir.

Et que ça brille!!!



Ensuite, Apsal nous a emmené dans une fabrique d’allumettes, et là, on a vu avec surprise comment d’un gros tronc, ils arrivaient à faire de toutes petites bûchettes presque sans machine !

Quel débit!!!
Le MIKADO géant


Depuis, à chaque fois qu’on fume une clope, on pense à ces valeureux ouvriers et là « respect man ».

Et maintenant qui c'est qui va les ranger dans les boites?


Pause repas dans un petit restau sur la plage où on a dégusté de superbes gambas grillées…
Pour finir, visite d’un musée privé appartenant à une famille possédant une fabrique de tapis en coco (spécialité de la région) où on a pu découvrir une multitude de collections, de la plus extraordinaire (statuettes en ivoire) à la plus ringarde (cendriers sans doute piqués dans les hôtels). C’est la veuve du propriétaire de l’usine qui avait ouvert ce musée en mémoire de son défunt mari… Je me demande si ce n’est pas ce que je vais faire pour arrondir ma retraite avec les collections de briquets publicitaires, pucelles de l’armée, couteaux, couvre-chefs etc …de Jean- Louis….
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Sous les palmiers...la plage


Dimanche 18 septembre 2011

En ce Dimanche, Jour du Seigneur et des baigneurs, nous décidons comme il fait très beau d’aller à la plage.

On prend la glacière, le parasol, les palmes et la bouée (je déconne… j’ai oublié les palmes) et en route pour Mairari beach la  plage de Alleppey en fait,  pas exactement, car à la plage d’Alleppey on ne peut pas se baigner car c’est trop dangereux.
Mairari, c’est 15 km après Allepey et c’est l’endroit où on trouve quelques hôtels de luxe.
Donc en  TOUK-TOUK  Simone, et nous voilà à Mairari.



Martine à la plage 3ème volume


Ce n’est pas exactement Argeles sur Mer, en effet, pas un troquet, pas un marchand de souvenirs made in china. Juste 2 hôtels de luxe avec clôture, gardes et presque des miradors.
Comble de chance, ce jour là, pas question de se baigner, grosses vagues et drapeau rouge.

Un Taurillon sous les palmiers


Comme il fait très chaud, nous cherchons à boire, de l’ombre, et un restau ou les trois à la fois.
N’écoutant que notre culot, nous nous présentons à un portail de l’un des Hôtels de luxe et j’appelle le garde derrière. Il nous prend pour des clients effectuant leur jogging matinal et nous laisse rentrer. Direction le bar. Aucun problème pour se faire servir. Au moment de payer le gars me demande mon N° de chambre, je lui dis que je préfère payer de suite. Pas de réticence, il accepte.
Puis comme l’endroit est sympa on fait un tour, et pendant que Martine satisfait un besoin pressant, je tombe sur une clef de chambre oubliée sur une pelouse.
Je la prends et nous décidons d’aller au restau.
Après un super repas, la question se pose : Vais-je donner le N° de chambre et montrer la clef trouvée ?
Mais n’écoutant que mon honnêteté proverbiale, ou plutôt la trouille : ( tu vois pas que la clef soit celle d’un mec parti sans payer et qu’on me réclame toute la note ou qu’on trouve un cadavre dans la chambre…) Toujours est-il que je me dégonfle et paye direct la note puis vais à la réception ramener la clef. On me baise presque les pieds et on nous laisse sortir sans rien nous demander.
Ensuite on rentre car il fait chaud.
Demain pas grand-chose à raconter car c’est la grève te on va rester à Venice Castle notre Home pour buller.
P.S. les videos sur les Backwaters doivent maintenant fonctionner. A vos cassettes...
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lundi 19 septembre 2011

Les Backwaters






Samedi 17 septembre 2011

Il fait beau à Alappuzha (Alleppey en Mayalam, le dialecte local), alors pourquoi le temps clément, ensoleillé, le ciel bleu et les mouettes rieuses ne nous inciteraient pas à une balade aquatique sur les Backwaters , réseau d’innombrables canaux grands et petits et de lacs s’étendant sur des centaines de km² au sud de la ville.

Une pirogue de 10 places pour nous 2

Ces canaux sont pour la pluparts naturels : au cours des millénaires, des cordons de dunes successifs ont empêché l’accès à la mer des 4 rivières principales du Kerala et formant ainsi des lagons et lacs, certains salés, d’autres non.
Sur les berges, bâtis souvent en dessous du niveau de l’eau, des centaines de villages, de hameaux, de pécheurs ou d’agriculteurs cultivant le riz, les bananes ou les cocotiers dans des champs à 1,50 ou 2 m au dessous du niveau de la mer. Ici, la plupart du temps, pas de routes ou d’autos, des pirogues et des bateaux de toutes sortes.
Voilà pour votre culture générale, bande d’incultes !

Backwaters


Donc, aussitôt dit, aussitôt fait, nous bondissons (doucement évidemment, sinon on se fout à l’eau) dans une pirogue à moteur avec le piroguier qui va avec.
Et partons pour un voyage de 4 heures  dans un monde de quiétude et de sérénité où notre être entre en communion avec la douceur des éléments de cette nature luxuriante et malgré tout apprivoisée par l’homme (et la femme peut-être, mais pas sûr…) et où notre âme s’extasie devant la beauté de ces instants privilégiés… ( Il faut que j’arrête de fumer ces drôles de cigarettes locales au goût bizarre….)





Sur les canaux, les gens  habitent des maisons pimpantes et colorées mais parfois bâties vraiment sous le niveau du canal, protégées par des digues de terre de 20cm de haut ou des
sacs de sable. Ils font tout dans le canal, se brossent les dents, font leur toilette, la lessive, la vaisselle, leur jogging, etc.  (enfin quand je dis  « tout », j’extrapole, car en fait la décence et le manque de temps m’ont empêché de « tout » vérifier de visu.).

Lessive

Transport

Notre gondolier à moteur qui est un monsieur très charmant coupe souvent le moteur pour préserver le silence ou peut-être pour économiser le Gas-oil qui ici est presque aussi cher que chez nous: 71 roupies le litre soit 1euro 20 (salaire moyen : 120 euros par mois, soit 100 litres de carburant, ce qui en rapport en France nous ferait 10 euros le litre au moins !) et Lundi il y a une grève de tout ce qui roule et navigue à moteur pour protester contre une augmentation de 5% du prix fixé par le gouvernement.

Des enfants font la course


Enfin pour pimenter le voyage, il fallait une petite tuile. Eh bien on l’a eue !
Dans un canal étroit, les jacinthes d’eau qui prolifèrent de plus en plus et sont une plaie pour l’écosystème, ont obstrué le canal sur une dizaine de mètres. Impossible de passer avec le moteur ou à la rame. Une seule solution, descendre et pousser.
Le capitaine se met donc à haler le bateau avec une corde et d’un gamin qui passait par là. Mais comme la barque doit peser plusieurs centaines de kilos, votre serviteur, n’écoutant que son bon cœur, et son envie de ne pas rester coincés, descend et se mets à pousser l’engin piétinant dans une boue gluante et malodorante. Les Indiens passant par là sont bien sûr morts de rire, mais nous passons l’obstacle. L’homme du Picardie indien ne sait comment me remercier, il me lave les tongs, il irait presque jusqu’à me les cirer, mais point trop n’en faut.



Cette balade sur les Backwaters nous a tellement plu que nous décidons de repartir la semaine prochaine avec notre skipper pour une nouvelle balade, mais de 8 heures celle là (et sans les jacinthes j’espère) afin d’explorer plus avant cette région si particulière et si fascinante.


Les BACKWATERS

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vendredi 16 septembre 2011

ALEPPEY


vendredi 16 septembre 2011

Nous voici à Alappuzha (Aleppey ) car, enfermés dans notre chambre à cause de la mousson à Kallenchery, nous avons décidé d’écourter notre séjour. Et Bingo, ce matin, jour de notre départ, c’est le grand bleu….Tant pis, nous avons sauté dans notre taxi (une superbe ambassador blanche) et direction les backwaters.



Les soirées de l'Ambassador

Ici c’est la ville (au bord de la mer) avec ses tentations. Moralité : j’ai déjà acheté quelques bricoles !!! 
Notre nouvelle résidence est très sympa (mais prés de la mosquée d’où l’appel du muezzin plusieurs fois par jour) avec clim ce qui va être très utile car la chaleur est étouffante…
Ce soir nous avons prévu de faire une virée à la plage mais on vous racontera ça demain.
 
KRISHNA TEMPLE ALEPPEY

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Kallanchery


jeudi 15 septembre 2011
Nous voici à Kallanchéry depuis hier mais ici pas de cybercafé donc pas de connexion.
 C’est un petit village de pêcheurs sur une presqu’île, à environ 17 km de Cochin.
 C’est très joli, très vert avec des palmiers et des bananiers partout. Ici, on pêche au carrelet, c'est-à-dire que le long de l’eau, il ya des pontons au bout desquels de grands filets de pêche sont attachés. On les baisse grâce à un système de balancier.



Chinese fishnet (carrelet) le jour

A la tombée du jour





La nuit


 Le soir, ils allument des grosses lampes et plongent les filets dans l’eau. Ils en ressortent des crevettes que nous dégustons avec une délicieuse sauce à la noix de coco
Notre hôtesse est une excellente cuisinière et nous mitonne à chaque repas de succulents petits plats.
 C’est très calme, peut être un peu trop à mon goût car à part se reposer ou se balader, il n’y a pas grand-chose à faire… Pas le moindre petit magasin…

Nos hôtes à Kallanchéry Retreat Homestay

Et puis pour les promenades, nous ne sommes pas gâtés car malheureusement la mousson n’en finit pas et chaque sortie se solde par des trombes d’eau. Moralité on rentre trempés à la maison.


Pleuvra? ou Pleuvra pas?

       
Pleuvra !!!!

Il nous reste la lecture et la télévision car notre chambre est très jolie et très confortable avec une immense salle de bain ( et luxe total : une baignoire !!!)
Jean-Louis rêve de faire une balade en bateau mais pour le moment, cela parait compromis…
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